Mon premier mois à Montréal : le bilan

La prise de température

En partant à Montréal, je ne m’attendais pas à me sentir autant à l’aise dans une ville à 5700 km de chez moi.

Vous allez me dire que c’est un peu cliché et que c’est le cas dans plein de pays comme ça. C’est vrai, vous avez raison, mais dans mon cas, c’est la première fois que cela m’arrive. Et j’en suis encore surpris.

À travers ces lignes, je vais essayer de vous partager mon ressenti et mes apprentissages sur ce voyage.

Rentre dans le mood

Avant de commencer la lecture, plonge-toi dans un bon mood avec un peu de musique. Je pense que le voyage et la musique sont liés.
C’est pourquoi je vous propose de les écouter en même temps que mes récits.
C’est très simple, clic sur le bouton play et laisse-toi emporter.

L'accueil des montréalais

Dès mon arrivée, la ville de Montréal m’a accueilli avec une énigme captivante : comment une ville si éloignée et si différente de ma vie en France pouvait-elle m’apparaître si familière et si accueillante ?

Le but de mon voyage dans cette métropole n’était pas seulement géographique ; c’est surtout de m’immerger dans un nouveau monde.

Face à cette énigme, je me suis lancé dans une quête : comprendre ce qui fait le charme de cette ville, malgré un hiver canadien très rude et très long (6mois). Quels secrets se cachent derrière l’accueil chaleureux de ses habitants ?

Mon périple montréalais est une exploration au-delà des cartes et des guides touristiques, mon objectif est de découvrir la vie comme un local. C’est pourquoi j’ai décidé de poser mes valises pour plusieurs mois. Je ressens réellement l’envie de m’imprégner de cette nouvelle culture.

Ce récit est le témoignage de mon premier mois passé à découvrir la complexité et la beauté de Montréal et de ses habitants.

Comment s'adapter à cette nouvelle vie ?

En arrivant ici, je n’avais aucun plan. Pas de famille, pas d’amis sur place ni de contact de secours. J’ai voulu partir seul pour apprendre à me connaître et découvrir mes capacités à m’adapter à une toute nouvelle vie.

Et j’ai très rapidement perdu toutes mes appréhensions.

Pour vous l’expliquer au mieux, je vais vous partager quelques moments qui appuient mes paroles et qui peuvent vous aidez à vous projeter :

Un soir en semaine, je me suis rendu à une conférence sur le métier de Product Manager. L’accueil que j’ai reçu a illustré la sympathie locale.
Entouré de parfaits inconnus et plongé dans un environnement anglophone, je m’attendais à une soirée d’observation silencieuse. À ma grande surprise quand, non seulement j’ai été rapidement intégré, mais que deux des intervenants m’ont invité à les rejoindre pour un verre. Chose qui n’était pas prévue du tout.
Ce fut une soirée de conversations très enrichissantes. Je finis la soirée avec le contact d’un Montréalais qui veut se lancer en freelance. On s’est revu quelques jours plus tard pour discuter dans un café.

Un autre instant mémorable a été ma rencontre avec le système de transport montréalais. Je découvre que l’abonnement au métro que je venais d’acheter était hebdomadaire, sans prorata pour les arrivées en fin de semaine.
C’est à ce moment-là qu’un geste de générosité m’a touché : face à ma situation, l’employé du guichet m’a offert gracieusement deux tickets pour le jour même, me permettant d’attendre le début de semaine pour utiliser le pass que je venais d’acheter.

La tranquillité de Montréal m’a également marqué. Loin du tumulte des grandes métropoles, la ville offre une tranquillité surprenante. Ses rues sont rarement encombrées de trafic ou de foules, dégagent une sérénité qui invite à se détendre. Je pense que c’est aussi dû au fait que la population ne sort pas beaucoup dans les rues en période hivernale. J’ai remarqué beaucoup plus d’animations dans les rues lorsque les journées sont ensoleillées.
En ce moment, je loge dans un quartier légèrement éloigné du centre-ville, avec pas mal de commodité : Épiceries, cafés et restaurants m’offrant une vie de quartier à la fois dynamique et paisible.

Cette ambiance reposante m’aide à m’intégrer dans cette nouvelle ville assez facilement. Cependant je ressens tous son potentiel lorsque je participe à des événements ou que je discute avec des locaux.

 

Photo d'une station essence à quelques pas de mon logement

Mon ressenti sur cette période hivernal

À Montréal, la période allant de février à mars est plutôt tranquille. La ville semble reprendre doucement son souffle dans le froid hivernal. Mais loin de sombrer dans la léthargie, Montréal se réinvente et s’anime de plus en plus au fil du temps. La ville regorge d’ingéniosité pour célébrer la saison froide.
Le festival « Montréal en Lumière » en est la parfaite illustration. C’est un gros événement qui dynamise la ville en cette période de l’année.

Un festival qui réchauffe l'hiver

« Montréal en Lumière » se tient chaque année pendant le cœur de l’hiver. Il offre une période de festivités et de découvertes. C’est une célébration qui allie art, gastronomie, et activités hivernales, illuminant la ville d’une atmosphère féerique. Ce festival propose une multitude d’activités, où chaque coin de rue semble raconter une histoire différente, avec un mélange de sons et de lumières.

Les joies de l'hiver à Montréal

L’hiver montréalais est une toile de fond idéale pour les amateurs de sports et d’activités en plein air. Les parcs de la ville offrent des pistes luge adaptées à tous les niveaux, tandis que le Vieux-Port se transforme en patinoire extérieure au milieu de la ville. Pour ceux qui préfèrent la randonnée, les sentiers du parc La Fontaine et du Mont-Royal se prêtent parfaitement à la raquette, offrant une immersion dans un paysage hivernal à perte de vue.

Une ville illuminée

La magie de « Montréal en Lumière » se manifeste également à travers ses installations lumineuses et ses projections immersives. La Nuit Blanche, point culminant du festival, propose une expérience artistique nocturne où la ville se transforme en un théâtre de lumière et de créativité.
Le soir de la Nuit Blanche, les métros passent toutes la nuit et sont illimités pour les détendeurs d’un ticket.
J’ai passé une bonne partie de la soirée dans le quartier des spectacles où des DJ’s se produisaient sur scène.

Un festin hivernal

Le festival est un véritable paradis pour les épicuriens, mettant à l’honneur la richesse gastronomique de Montréal. Entre les dégustations culinaires de queue de castor et l’ambiance festive, les visiteurs peuvent déguster les saveurs de l’hiver canadien, y compris en goûtant à l’érable traditionnel dans une ambiance de cabane à sucre.

Alors que février et mars peuvent souvent paraître sombres et froids, Montréal, avec son festival « Montréal en Lumière », devient un lieu de chaleur, de lumière, et de convivialité. C’est dans cette ambiance que j’ai pu percevoir l’âme de Montréal : une ville qui, malgré le froid, est très festive et chaleureuse.

Informations pratiques sur "Montréal en lumière"

Dates : Du 16 février au 5 mars 2024 
Site web : https://montrealenlumiere.com
Programmation : https://www.montrealenlumiere.com/Programmation
Conseils

  • Réservez votre hébergement à l’avance, car les hôtels se remplissent rapidement pendant le festival.
  • Habillez-vous chaudement, car les températures peuvent être basses en février et mars.
  • Profitez des transports en commun pour vous déplacer facilement en ville.
  • N’oubliez pas votre appareil photo pour capturer les meilleurs moments du festival.

Organisation de mes journées en freelance à Montréal

Dans ma nouvelle vie montréalaise, je suis obligé de tenir une organisation de mes journées.
Entre mon activité de freelance en création de site internet et la tenue de mon Blog Nomade j’ai dû opter pour une approche réfléchie.

Au fil des jours, j’ai réussi à développer ma propre méthode.

Loin d’être un tour de magie, ma méthode s’est avérée être un mélange de discipline et de flexibilité. Elle est façonnée par mon expérience et adaptée à ma propre réalité en tant que nomade digital.

Trois piliers d'organisation :

  • Priorisation des tâches: Chaque semaine, je prends le temps de définir les tâches les plus importantes, celles qui requièrent mon attention immédiate et celles qui peuvent déterminer le succès de mes projets. Cette clarté me permet de naviguer efficacement à travers mes responsabilités sans me laisser submerger.
  • Focus sur la tâche critique quotidienne : Chaque jour j’identifie une tâche critique, celle qui doit être accomplie coûte que coûte. Cela m’aide à progresser de manière constante. Ce point quotidien assure que ma journée contribue significativement à l’atteinte de mes objectifs.
  • Division de ma journée : Ma routine se divise en deux segments principaux. Le matin et le début d’après-midi, de 9h à 14h, sont dédiés au travail avec mes clients français et aux projets en cours. Cette période est ma fenêtre de connexion avec l’Europe, tirant parti du décalage horaire. L’après-midi est alors réservé à mes routines personnelles : sport, écriture et lecture, des moments essentiels pour ma santé mentale et ma croissance personnelle.

Création de contenu et connexion avec les lecteurs

Une autre partie de ma semaine est consacrée à la création de contenu pour ce blog : Nomade.

Du coup, chaque semaine, je bloque une après-midi pour me rendre dans un café et rédiger la newsletter de Nomade. C’est un exercice que je chéris pour le lien privilégié qu’il me permet de tisser avec mes lecteurs. C’est aussi un moment de partage, où je peux exprimer mes réflexions, partager mes découvertes et interagir avec une communauté qui me suit dans mes aventures.

Mes retours sur cette méthode

Cette organisation me donne une flexibilité précieuse, essentielle dans la vie d’un nomade digital.

Elle équilibre de façon harmonieuse ma vie professionnelle et personnelle, me permettant de m’épanouir dans chacun de ces domaines.

Pour ceux qui se lancent dans un tel mode de vie, il est important de bien planifier ses journées, d’utiliser intelligemment les outils en ligne pour gérer son temps, et d’être discipliné.

Mon expérience à Montréal a renforcé ma conviction que, bien que ma méthode soit personnelle et unique, ses principes sous-jacents peuvent inspirer et guider d’autres nomades dans leur quête d’un équilibre professionnel et personnel.

Conclusion : Mon mois d'immersion à Montréal et les leçons d'une vie nomade

Mon premier mois à Montréal s’achève, laissant derrière lui une mosaïque d’expériences et de découvertes qui ont, peu à peu, tissé le récit de mon adaptation dans cette ville.

Nous avons exploré ensemble les contours chaleureux de l’accueil montréalais, traversé les festivités lumineuses de « Montréal en Lumière » et décortiqué les mécanismes de mon organisation en tant que freelance.

Chaque élément de ce voyage a contribué à forger une compréhension plus profonde de la vie dans une ville qui balance entre la quiétude hivernale et l’effervescence culturelle.

Mon vécu démontre que, malgré la distance ou les différences, il est possible de s’adapter avec de l’ouverture, de la curiosité et une volonté d’embrasser le « nouveau ».

Je me demande souvent comment cette expérience va changer ma vue sur le nomadisme digital et sur la vie que je mène ces derniers temps.

Quelles leçons tirées ici à Montréal façonneront mes choix et mes actions dans les prochaines étapes de mon voyage ?

Je peux d’ores et déjà affirmer que cette ville représente plus qu’une simple étape ; elle m’a déjà enrichie autant sur le côté personnel que professionnel.

Pour vous, cher lecteur et lectrice, j‘espère que mon récit inspirera chacun de vous à explorer, s’adapter et s’épanouir dans ses propres aventures.

À très vite.

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